dimanche 15 août 2010

Comment vivre un film en 3d pour pas un rond

Après avoir subit un film TV insipide, je m’apprête à me coucher soudain une envie de grignoter quelque chose. J’ouvre le frigo et je tombe sur une vieille et triste salade avec des conneries multiples que j’ai oubliée. Je m’aventure à gouter quelques cuillères et me mis au lit non sans lire quelque pages d’un bouquin qui traite de la bio du triste et combien obstiné le douanier Rousseau. Je me glisse dans le lit auprès de ma compagne qui dort d’un sommeil préraphaélite. Je lui fais une bise sur le front sans déranger ses songes. Elle avait des traits d’ange que les maîtres ritals du quattrocento aurait beaucoup envié. Et je me couche. Soudain dans mon sommeil je me trouve dans une prise d’otages en Chine populaire : Une espèce d’Orly high-tech très futuriste à ciel ouvert. Une ambiance version « La Guerre des Mondes » de Steven Spielberg. Cris et chialades à gogo, le grand sauve qui peut avec rafales d’hélico et tout le toutim. Une voix stridente en chinetoque semble intimer à des rebelles invisibles de se rendre. -C’est quoi ce bordel ? Que je demande à ma compagne qui a été happée par la foule. Je la cherche partout mais en vain. Une grande angoisse envahit mon esprit à laquelle fait place une rage d’injustice. Une armada de femelles mi flics mi hôtesses de l’air cernent la foule paniquée. Une femme flic m’aborde, elle parle français correctement, elle me dit de ne pas trop me rapprocher des rebelles qui semblent revendiquer une sécession dans l’empire bridé. Ils portent un nom vocalement imprononçable pour ne pas dire barbare. Un des rebelles me tend une kalach dernier cri et m’invite à me joindre à eux et toujours la même meuf viens derrière moi et se colle à mes fesses, je laisse tomber le macaque et roule une pelle à ma violeuse. Dans le bordel ambiant personne ne remarque notre échange diplomatique. Dans son regard je devine les nuits qu’elle a passé à se branler et gouiner pendant une longue incarcération dans une quelconque caserne chinoise. Revenu à la réalité, je repère un saoudien en famille lookés comme chez eux et une idée de survie me viens. Si je me colle à eux en les rassurant en arabe les noichs ne risquent pas de tirer sur eux pour ne pas friser l’incidence diplomatique, pétrole oblige. Ma baiseuse me colle toujours au cul pendant que je prends quelques clichés dans le but de les dealer à mon retour à Paname. Elle semble approuver mon intrusion orientale mais pas mes instantanés de cadavres de victimes avec les tripes à l’air. Elle m’explique qu’on est filmé par satellite, que cela nuirait à son pays et que je risque bézef à jouer le reporter sans frontières. Un plan vicelard de la part des forces de l’ordre. Ils balancent des mini fléchettes qui se fractionnent à leur tour et piquent les victimes qui tombent dans le coma. Une sorte d’anesthésiant. Je ramasse un manteau sur un cadavre et tente de dévier ces putains de projectiles. J’œuvre de plus en plus et mes forces se décuplent, mes fringues me serrent et craquent, je me transforme peu à peu en Hulk et commence à taper sur tout le monde sans distinction. Je m’empare d’un homme au hasard et le balance sur les hélicos. Je défonce un escalator et me serre comme un simple bâtonnet. Les balles tirées par les soldats sont de simples égratignures sur ma peau qui brille sous les poils qui ressemblent à des câbles. Je ne me reconnais plus quand je croise mon regard dans le reflet du hall. J’ai muté en Hulk personnage créé par Stan Lee et Jack Kirby chez Marvel Comics. Des photographes essayent de voler un scoop de la bête mais je les shoote comme de vulgaires cannettes de kro vides. La mitraille, les grenades et autres lance-flammes chinois sont un vrai massage thaïlandais for me. Soudain, j’aperçois ma nana en train de se faire violer par un groupe de niacs, je leur saute dessus et en fait un steak tartare. Mais ma belle ne me reconnait plus, au lieu de lui expliquer qui je suis, je pousse des grognements comme une bête, elle a peur, pétrifiée, elle se laisse aborder par King Kong qui souffre intérieurement. Snif ! Une larme lui tombe sur la tête comme un saut d’eau salé, elle ne comprend pas mon émoi et je n’ose m’exprimer de peur de la terrifier. Voila comment on se tape gratos un bon film d’action et ceci en mangeant une merde qui a trop trainé dans le frigo. Raspoutine -Pour une digestion difficile : Prendre du citrate de bétaïne (Voie orale), effervessant.